Monsieur Feddal est né en 1945, en Algérie, en Kabylie. Sa famille travaillant dans une ferme, il est amené très jeune à travailler lui aussi, notamment dans la culture du tabac. Son enfance est modeste, dans une famille nombreuse, entre travail à la ferme et école coranique. Pendant la guerre D'Algérie, plusieurs membres de sa famille s’engagent auprès des Français. En 1962, après la guerre, il observe, écœuré, le sort qu’il advient aux harkis, abandonnés par les Français, massacrés par les Algériens. Il se marie, et ne trouvant pas de travail payant suffisamment pour subvenir aux besoins de la famille, il décide de partir en France. Il rejoint des membres de sa belle-famille à Valenciennes, mais refuse de travailler dans les mines. Il se rend alors vers Beauvais, et travaille à la ferme, métier qu’il connaît bien. Il profite du regroupement familial pur faire venir sa femme et ses enfants, et construit sa vie en France, obtenant d’ailleurs la nationalité.
plan de l'ouvrage :
La Kabylie et Bordj Menaïel ; L’enfance en Algérie, le travail à la ferme et la culture du tabac ; Les regroupements de population à partir de 1954 ; Ne connaître que la terre et la culture ; Pas de médecins pour la population locale ; Les chaussures en cuir de vaches, la terre ne colle pas aux semelles ; La langue Kabyle puis l’arabe à l’école coranique ; Les filles n’allaient pas à l’école, elles ne savaient pas lire ; La guerre d’indépendance 1954-1962, neuf ans en 54 ; La même enfance qu’un enfant irakien aujourd’hui ; À Alger pendant la guerre, en 1957 ; Une famille meurtrie par la guerre ; Le mariage en 1962 et le départ pour la France ; Les femmes ne sortaient pas et parlaient uniquement kabyle ; L’abandon des harkis par les Français ; La seule solution pour manger, l’exil (en 1963) ; Le charbon : comment peut-on mettre de la terre dans le feu ? ; Une escapade en France de trois semaines et retour en Algérie ; Décision prise de partir pour travailler et installation à Valenciennes ; Sans parler français : à la mine tu creuses et tu avances ! ; Ma femme et ma famille en France en 1965 ; On n’est jamais retourné en Algérie, déplacer une grande famille coûtait cher ; La naturalisation française en 1969 ; Ma première maison dans le Nord… ; Les syndicats et les grèves de 1968, on refusait cette grève qui n’avait pas de sens pour nous ; Si tu bois, t’es un copain, mais si tu bois pas, t’es pas un copain, t’es un Arabe. ; J’ai appris à lire quand en 1999, quand l’entreprise a fermé ; Le message aux jeunes : avoir un diplôme ; Il faut que les parents viennent rencontrer les professeurs