Aïchié près de la frontière israélienne ; Un grand père prêtre et marié comme l’église orientale l’autorise ; Le tabac, principale culture de la région ; Les vignes destinées à l’Arak ; Une famille maternelle commerçante, à dos d’ânes…
Mon village : avant la guerre… mon grand père enseignait sous un arbre ; Seul l’aîné des enfants était envoyé à l’école ; Mon père aimait le Jazal
L’église du village détruite à l’entrée des israéliens en 1980 ; Les chrétiens Maronites ; Nos voisins Druzes ; La fête traditionnelle de la Croix ; Mon village dans un lieu stratégique, à la croisée des frontières
Mon départ à Beyrouth chez ma tante ; Beyrouth avant la guerre, ville vivante, moderne ; Ma tante couturière… de robes de soirées ; A 80 kms de notre village, je rentrais souvent
L'apprentissage des langues, l’arabe libanais, le français, l’arabe littéraire, trois langues depuis le CP ; La télévision comme ouverture sur le monde ; L’école chez les sœurs du Rosaire ; Ma crise d’identité vers 12/13 ans ; Une identité multiculturelle et on s’entendait bien ; Des amies druzes, musulmanes, chiites, sunnites, chrétiennes… ; Les arméniens, un clan un peu à part !
Relations avec les palestiniens ; Le partage du Liban commence après 1945 ; 1973 : la révolte des camps palestiniens ; Le 13 mai 1975 : massacre d’un bus de phalangistes
Les barrages sur les routes et les disparus …. ; L’exode des villages chrétiens ; L’exode de mon village d’Aïchié ; Partir vers le nord
Installation à Jounieh ; Continuer l’école malgré le conflit, les sifflements des balles et les rumeurs de massacres ; La famille du village vient se protéger chez nous ; Mes parents veulent rester au village, le Chouf intraversable… ; S’investir dans un comité qui s’occupe des réfugiés
Des jeunes du village massacrés ; Rester/partir une indécision mortelle ; La prise d'otage de mon père ; 400 miliciens envahissent le village après le bombardement ; Les jeunes qui n’avaient pas fui sont éliminés ; Fouillée au corps pour trouver des bijoux, elle décédera six mois plus tard
76 villageois tués sur le coup ; Mon père sauvé par un apiculteur musulman ; Syriens et palestiniens s’installent dans le village ; Mon père persiste à rester sur sa terre malgré le danger permanent
Ma vocation religieuse à l’adolescence ; Le mouvement apostolique Marial ;
Première expérience professionnelle en 1979 dans le port de Beyrouth ; Se déplacer tous les jours malgré les francs tireurs, vivre quand même ;
Traverser les rues à grande vitesse pour éviter les balles, une habitude ; Notre bureau pris sous les tirs, comment sortir de cet enfer ? ; Certains collègues, bloqués sous les tirs pendant des heures deviennent fous !
Mon premier séjour en France pour un mois : représenter le Liban en France ; Des rencontres inattendues en 1985 … avec mon futur mari ; Retour au Liban et correspondance malgré le conflit
Il veut venir me voir au Liban mais ne connaît pas la guerre ; Ma famille l’accueille selon les traditions ; La nuit de la Saint-Sylvestre, habituellement les bombes s’arrêtent ! ; Des embuscades sur les routes ; On ne prend pas en photo des miliciens qui vous tirent dessus, l’inconscience de l’occidental ! ; Foncer tout droit sans tourner la tête.
Le choix du départ pour mon mari mais certains le prennent comme une trahison, on ne quitte pas se terre ! ; Je suis partie par amour
La vie en France en 1986 ; Besançon, le choc culturel ! ; On sent que je suis étrangère, on sait ! ; Je me sens autant française que libanaise ; Obligés de retourner au Liban, on a failli nous prendre en otage.
Mes enfants, entre la France et le Liban ; La communauté libanaise en France ; La fin de la guerre ? pour moi, elle ne s’est jamais arrêtée.
Un message pour les jeunes : « Soyez sages comme Gandhi, intelligents comme Mahomet, soyez droits et respectueux des règles comme Moïse et soyez paisibles et aimables comme Jésus ».