Monsieur NGUYÊN NHÔN DÛC (né au Vietnam en 1933)

Ngyuên Nhôn Dûc est né à Hué, au centre de l’Indochine française. Capitaine au grand cabotage dans la marine marchande, il arrive en France dans les années soixante, au moment de la longue gue

Monsieur NGUYÊN NHÔN DÛC (né au Vietnam en 1933)

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Ngyuên Nhôn Dûc est né en 1933 à Hué, au centre de l’Indochine française. Capitaine au grand cabotage dans la marine marchande, il arrive en France dans les années soixante, au moment de la longue guerre du Vietnam.
 
Issu d’une famille très aisée, Dûc est élevé par ses grands-parents paternels. Enfant choyé et privilégié, il fait ses études à l’école française tenu par des frères catholiques à Hué. Au début des années cinquantes, il saisit l’opportunité qui lui est donnée, et s’engage dans l’école de la marine marchande de Saigon, par goût de l’aventure. Il est rapidement promu lieutenant et travaille pour les Français durant la guerre d’Indochine, dans le transport de marchandise et le transport de troupes françaises, faisant les liaisons entre Saigon et Haiphong. Après la défaite française il travaille au Sud du pays, sous la dictature de Ngô Dinh Diem. Ce sont alors les transports de réfugiés qu’il doit effectuer. Dûc se marie en 1956, s’installe, vit au Sud Vietnam, et fonde une famille de six enfants. L’arrivée des Américains et le début de la guerre du Vietnam, le pousse à émigrer vers la France. Sa situation régularisée, il commence à travailler, comme « terrien » ; garçon de café, chauffeur de taxi, accompagnateur de wagons-lits. Sa femme et ses enfants le rejoignent en 1967, légalement. Il obtient la nationalité française en 1975, et peut ainsi reprendre la navigation. Devenu capitaine au long cours, il s’implique dans la formation des pilotes vietnamiens, et continue sa carrière jusqu’à l’âge de soixante cinq ans. Dûc retourne pour la première fois au Vietnam en 1986, mais se rend compte du décalage entre la vie là-bas et ici. S’il se sent entièrement Vietnamien, c’est en France qu’il vit, et ne souhaite pas vivre ailleurs.
 
L'ouvrage est disponible sous format PDF. 
 

 
Naissance en Indochine française à Hué, capitale impériale ; Les français nés en CochinchineEcoles françaises et l’alphabet d’Alexandre de Rhodes ; Prendre le nom Nguyen signifiait faire allégeance à l’empereur ;
 
Origine maternelle, région de My Tho, dans le sud ; Une enfance privilégiée et à l’école Pèlerin à Hué ; Religion et spiritualité, culte des ancêtres et bouddhisme ; La fête traditionnelle du Têt ; Trois jours codifiés ; La place du roi Bao Dai, pas d’importance pour ma famille ;
 
La Deuxième Guerre mondiale et l’occupation japonaise ; La proclamation de l’Indépendance le 02 septembre 1945 et l’engrenage de la première guerre d’Indochine ; Fuir les zones de combat à Hanoi vers Vinh au Sud ;
 
Adolescence en République Démocratique du Vietnam ; Les gens ne se battaient pas pour le communisme mais pour l’indépendance ; Retour à Hanoi en 1950 ;
 
L’école de la marine marchande de Saigon en 1951 ; Promu lieutenant à bord d’un navire de commerce en 1952 ; Une carrière bien remplie, de capitaine au grand cabotage à capitaine au long cours ; Premier navire, premières traversées à bord du « Docteur Roux » ; Liaisons Saigon / Haiphong ; Le transport de troupes au Vietnam ;
 
L’égalité de traitement des officiers français et vietnamiens à bord ; Mal de mer mais on finit par s’habituer ; À l’abri  en mer des attaques du Vietminh ; Premier grand voyage vers l’Europe à Rotterdam  en 1953 ;
 
Fin de la guerre en 1955, partition du Vietnam et transferts de population ; Les vietnamiens qui quittaient le nord, pour la plupart citadins ; Les familles avaient des membres des deux côtés ; L’inévitable défaite française, le livre de Gendreau ; Rencontre et mariage avec ma femme en 195 ;
 
La dictature de Ngô Dinh Diem ; L’arrivée des Américains et l’engrenage de la deuxième guerre du Vietnam ; Une guerre d’abord civile donc une impasse ; « L’impérialisme » américain remet en cause notre souveraineté ; Le « messianisme » du président Diem ; La guerre du Vietnam au quotidien du Sud ;
 
Émigrer en France pour échapper à l’enlisement du conflit vietnamien             ; Laisser femme et enfants pour entrer comme réfugié en France ; Régulariser ma situation ; Trouver un emploi en France et préparer le regroupement familial ;
 
Pas de communauté vietnamienne en France dans les années 60 ; Accompagnateur à la compagnie des wagons-lits ; L’arrivée de ma femme et des enfants en 1967, deux ans après moi ; Un salaire suffisant tout juste aux besoins d’une grande famille ; Se lancer dans la laverie libre service ;
 
La volonté de s’intégrer  et naturalisation en 1975 ; J’ai immédiatement commencé à voter ; La fin de la guerre du Vietnam et l’exil des boat people ; Éducation exemplaire et parcours des enfants ; Je voulais qu’ils soient les meilleurs ;
 
Retour à la navigation en 1976, à la Société Navale de l’Ouest ; Reprise d’études pour devenir capitaine au long cours en 1978 ; L’immigration clandestine et la situation des responsables de navires ; De l’autre côté du rideau de fer, Rostock 81/82 ;
 
Être le seul pilote vietnamien Hauturiers en Europe ; Implication dans la formation des pilotes vietnamiens en France ; La guerre avec le Cambodge ; Retour au pays en 1986, vingt ans après ; Mon cœur est toujours là bas ! ; Le Vietnam dans la francophonie ;  
 
(Réception de l'ouvrage en document PDF  par  un lien à télécharger dès que le réglement a été effectué)