M.NGUYÊN DUY TÂN (né en 1935 au Vietnam)

Franco-vietnamien au cœur de l’Alliance Internationale

M.NGUYÊN DUY TÂN (né en 1935 au Vietnam)

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Nguyên Duy Tân, est né en 1935, au Vietnam, à Saigon, mais est originaire du Nord. Elevé dans le milieu intellectuel vietnamien, il mène une carrière d’enseignant, en France, puis au ministère de l’économie et des finances, tout en vouant une passion à la littérature et la poésie vietnamienne, initiée dès son plus jeune âge par sa grand-mère. Fils d’un intellectuel et patriote vietnamien, il grandit au Nord du Vietnam, dans un milieu privilégié. Son père, nationaliste mais non communiste, l’envoie à l’école vietnamienne, ce qui pose quelques difficultés à Duy Tân avec la langue française. Lorsque la guerre entre le Vietnam du Nord et la France éclate, la famille prend position pour les révolutionnaires, mais son père accepte en 1949-52 de travailler au Sud pour le gouvernement de Bảo Đại.

En 1951, Duy Tân vient en France poursuivre ses études, et est rapidement rejoint par ses parents, son père étant alors représentant de l’Etat du Vietnam à l’Union française. Lorsque la guerre entre les Etats-Unis et le Vietnam du Nord éclate, il perd son poste à la disparition de l’U.F., commencent alors des années de misère pour la famille. Duy Tân, travaille parallèlement à ses études, se marie une première fois, et a sa première fille. Ne réussissant pas à entrer à l’IDHEC, pour y faire des études de cinéma, il s’ỉnscrit à Sciences Po, mais est diplômé IFP, IIAP, certifié d’économie politique et sociale, agrégatif d’anglais. Après avoir enseigné l’anglais dans le secondaire et le vietnamien aux Langues O (INALCO), il milite contre la guerre du Vietnam et finit par intégrer le ministère de l’économie et des finances, après avoir fait l’IRA de Lille. Remarié et père de deux autres filles, il retourne avec émotion pour la première fois au Vietnam dans les années quatre-vingt-dix. A présent retraité, il participe régulièrement à la commission spécialisée de terminologie économique et financière, pour lutter contre le « franglais », se sentant citoyen français et citoyen vietnamien.

 

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L’ENFANCE À HANOI, VIETNAM DU NORD

 

La famille paternelle et la colonisation française ; Ma grand-mère paternelle et la transmission de la littérature vietnamienne : le Kim Vân Kiều, ; La légende de Lạc Long et de Âu Cơ ; Le frère de la grand-mère est Mandarin : quan Án sát ; Le culte des ancêtres et le bouddhisme.

Le grand père maternel, grand propriétaire terrien, vers Cao Lý ; 14 enfants au coeur de tous les conflits, un rééduqué avant son parcours boat people ; D’autres parmi les premiers révolutionnaires du « Nam Tiến », et la guerre contre les Français ; La propriété de la famille maternelle : une immense ferme

Le mariage de mes parents avant que mon père parte faire ses études en France ; Un oncle fondateur du Dân Chủ, le parti démocrate vietnamien ;

La Place del’astrologie et l’ésotérisme, une société superstitieuse ; La place de l’empereur et le confucianisme.

La langue vietnamienne pour les femmes qui n’allaient pas à l’école et la langue française obligatoire dans l’administration ; Des oncles maternels tous francophones

La vie de mon père à la maison de l’Indochine à Paris ; D’Annamite à Vietnamien, le terme a évolué grâce à mon père ; La France a formé Hồ Chí Minh

Naissance en 1935 et direction Hanoi ; Sens des prénoms et noms de famille ;

Mon éducation au contact de l’avant-garde intellectuelle et culturelle L’image de la France transmise par mon père… l’Ilustration ; La poésie et la tradition orale, une grand mère guide intellectuelle ; Un apprentissage précoce de la lecture ; Une vie quotidienne aisée, eau courante, électricité ; Le couvent des oiseaux à Hanoi et l’école Gendreau

La Deuxième Guerre mondiale et l’occupation japonaise, en septembre 1940 ; Mars 1943, les Japonais écrasent les Français en une nuit ; Hồ Chí Minh et laproclamation de l’Indépendance en septembre 1945

Les relations entre Vietnamiens et Français… distantes ; Le premier lycée vietnamien avec le français comme langue étrangère

 

LA GUERRE AVEC LA FRANCE

 

Le déclenchement des hostilités ; L’engagement de mes oncles auprès des révolutionnaires vietnamiens ; À la recherche de mon père vers le centre du Vietnam, traverser les zones de combats ; Vinh, Tân Thanh, Đô Lương…. Une épopée ; Les retrouvailles avec mon père et la construction de notre maison près de Đô Lương ; L’habitude de la guerre depuis 1942… grandir sous les bombes

L’usine d’irrigation construite par mon père était une cible pour les avions ; La vie quotidienne à Đô Lương jusqu’à 1949, le lycée Anh Sơn ; Văn Cao, ses chansons étaient un ciment ; Eduquer, une nécessité pour les communistes

Le passage en « zone libre » du sud ; Dans les zones de combats, entre deux feux ; Mon père entre dans le gouvernement du sud pour faire reconnaître la souveraineté du Vietnam ; La nostalgie des enseignants du Nord ; Patriotes mais pas communistes ; Le Vietnam du Sud /Le Vietnam du Nord : deux univers différents, Deux composantes d’un même peuple se battaient l’une contre l’autre.

Accompagner mon père en Inde, la rencontre avec Nehru ; Nehru reconnaît la souveraineté du Vietnam en 1951 ; L’exemple de l’Inde aurait pu être appliqué au Vietnam

Le lycée Chasseloup-Laubat en 1951, l’obligation du français ; Le départ pour la France, septembre 1951, envoyé par mon père pour suivre mes études.

 

MA VIE EN France

 

Orly, puis la tristesse des maisons de Paris ; Mon père signe le traité de paix avec le Japon pour le Vietnam, à San Francisco ; Seul à Paris, sans ma famille ; Le premier amour aux sports d’hiver, 1952

Le peu d’intérêt pour l’actualité politique française ; L’arrivée et l’installation de mes parents à Paris en 1952 : Conseiller de l’Union française

Une intégration rapide au lycée Janson de Sailly, aucun rejet à mon égard ; Une jeunesse insouciante dans les années cinquante, danser au « Trois Maillets »avec Sidney Bechet ; Après 1954, les années de misère. Mon père perd ses fonctions, la roue tourne… ; Mon premier mariage trop précoce

L’entrée de mon père au CNRS ; De nouvelles perspectives, l’Institut International d’Etudes et de Recherches Diplomatiques pour peut être travailler au Vietnam ! ; Ma vocation manquée pour le cinéma, IDHEC. Passage à Sciences Po. 1961, Jacques Chirac comme maître de conférence ; Mon Divorce en 1963 et ma rencontre avec ma deuxième femme ; Ma soeur distribuait l’Huma ; De l’enseignement comme professeur d’anglais, à l’intégration au ministère de l’économie et des finances ; Je deviens français en 1972

L’adhésion à l’UGVF (Union Générale des Vietnamiens en France) ; Face à la seconde guerre du Vietnam ; Un Vietnam libre mais des drames familiaux dansle sud ; Je me sens Français et Vietnamien ; L’intégration des Vietnamiens en France après 1975, une immigration plus économique

L’éducation et le devenir de mes enfants, mes trois filles… ; Transmettre ma culture vietnamienne… du moins essayer ! ; Regard sur la francophonie et lacoopération avec le Vietnam

Mon message aux jeunes : persévérance, ouverture et tolérance.