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Gongo Soumboulou Koné – Sénégal
Koné Gongo naît en 1942 à Diawara. Formé par l’école française au Sénégal, et reconnaissant à la France pour cette chance, il n’en reste pas moins combatif face à la situation des migrants africains et s’engage par le biais associatif dans sa ville de Saint-Denis. D’une enfance passée dans ce qui n’était alors qu’un petit village, il est envoyé très tôt loin de sa famille pour étudier à l’école française. Il y réussit, et poursuit son parcours jusqu’à trouver des emplois à Dakar puis en Mauritanie. N’ayant jamais pensé jusque là venir en France, un licenciement économique le pousse à choisir cette possibilité. Il découvre les foyers et leurs problèmes inhérents ; petit à petit il en vient à travailler pour l’AFTAM. Installé à Saint Denis, il change de branche professionnelle et travaille en librairie, sans jamais cesser son engagement militant auprès des migrants en France, ainsi qu’auprès du développement de son pays d’origine et de sa ville natale.
ouvrage e-book vendu sous format PDF et réceptionné par mail
KONE GONGO
Du Sénégal à la France : un double cœur, une double culture
Enfance à Diawara (1942-1955 ) culture Soninké
Koné, un nom d’origine Bambara ; Wolof, Malinké, Soninké, Peul, Toucouleur… ; Mon prénom « Gongo », un avertissement aux esprits.
Mon père, un orphelin ; J’ai été élevé par non oncle maternel ; Ma famille, agriculteurs à Diawara sur une terre devenue aride ; Cultiver une terre argileuse, près du fleuve Sénégal ; La parenté, mon frère ; La femme doit apprendre à aimer son mari et pas l’aimer d’abord.
Des origines animistes et des croyances vivaces, malgré la religion musulmane ;
Mon père, un féticheur ; La médecine traditionnelle pratiquée par mon père.
La maison familiale : construire sa case en torchis ; L’héritage du terrain ; Dormir sur des nattes ; Les repas en commun, des règles à respecter.
Diawara, maintenant jumelée avec une ville bourguignonne.
Les tirailleurs sénégalais, le choix des chefs de clan ; Désigné pour l’école française; La hiérarchie des castes : marabouts, nobles, forgerons, cordonniers, griots, esclaves ; Esclaves, prisonniers de guerre ; Si vous étiez lettré français, vous aviez du mal à trouver une épouse.
Je suis le premier diplômé da la nouvelle école française à Diawara ; Les premiers jours d’école, à 130 élèves dans une classe unique ; Pas de caste à l’école française.
Les études à Bakel ( 1955-1960 )
1955, l’arrivée à Bakel et la poursuite des études ; Ecole gratuite, programme français ; Nos ancêtres les gaulois ; L’école à Bakel, des élèves disciplinés ; Ne pas s’empoisonner l’esprit avec les journaux ; La découverte du cinéma à Bakel.
La circoncision à douze ans, devenir un homme ; Tant que l’on n’est pas circoncis, on n’est pas un homme ; L’excision ?
Les prémices de l’indépendance.
Dakar (1960 ) et indépendance du Sénégal
L’arrivée à Dakar, 1960 et l’indépendance ; Né avant le 4 avril 1960 : Français ; L’empire du Mali dans les années 1960, l’échec de l’alliance Mali/Sénégal ; Ma femme est le pilier du couple ( premier paragraphe dont l’intertitre pourrait être « L’expansion de Dakar »).
Première migration : la Mauritanie ( 1961-1963)
Le travail en Mauritanie, à Nouadhibou. Le mariage avec mon épouse en 1961, la femme que j’aime ; Ma femme est le pilier central du couple ( 2° partie du chapitre).
Le départ pour la France ( 1963- )
Le départ pour la France, en 1963…J’étais bien en Afrique ; Continuer mes études en France, me perfectionner ; Le premier voyage, refoulé à Marseille ; Emprunter pour le second voyage ; Tout le monde était blanc dans le train pour Paris !
Retrouver les Soninkés de Paris dans un foyer ; Chacun avait son lit superposé, chacun cotise pour la popote… ; Ne pas sortir le soir, respecter les dires des anciens, les règles de vie ; Envoyer une partie de son salaire à sa famille, économiser…le seul souci.
Le premier emploi à l’AFTAM, de 1964 à 1968 ; Travailler de préférence en Usine que derrière une benne à ordures ; L’arrivée de mon épouse, en 1966 ; Une des premières femmes à s’installer en France ; Un Pygmalion pour ma femme ; Plusieurs déménagements avant de s’installer à Saint-Denis (93) ; Aider à remplir les papiers, les dossiers : ma mission depuis plus de 30 ans ; La demande d’aide dépassait le travail et empiétait sur la vie privée ; Les malversations de la direction de l’AFTAM ; Mai 1968 vu par un étranger en France, on ne s’en mêlait pas ! ; La nationalité sénégalaise et la réintégration.
La diversité de Saint Denis 93, la double culture familiale
De 1968 à 1971, différents emplois de manutention ; 1971, mon emploi chez Hachette ; Le retour au Sénégal en 1971, pour confier mes aînés à la belle-famille ; Les évolutions du Sénégal un pays à forte immigration ; Quelqu’un de raciste ne s’aime pas ; J’aime le mélange de Saint-Denis ;
Parcours des enfants ; La correspondance entre l’homme et le costume ; Trois maisons à Dakar et une sur le terrain paternel ; Le développement de Diawara.
Soutien familial, un rôle qui permet de choisir les épouses de la famille ; Les libres choix de mes enfants pour leur mariage ; Les préjugés des couples mixtes Soninké/Peul ; On se marie à milieu social équivalent.
Le rapatriement des corps au Sénégal ; L’héritage sénégalais à mes enfants ; Les différences entre la culture française de mes enfants et notre culture sénégalaise.
Mon engagement associatif, président de l’amicale des Africains de Saint-Denis ; Président du RETSEF ; Secrétaire général de la COREDIA ;
La cité Franmoisin à Saint-Denis, une évolution vers les squats ; Réhabiliter les Franmoisins ; Les squats en France et l’ordre en Afrique.
Ce qui me manque du Sénégal ? Elu sénégalais, citoyen français ; 2006, les élections de citoyenneté à Saint-Denis ; Aujourd’hui, candidat aux municipales au Sénégal ; L’élection d’Obama ; L’histoire et le besoin d’unité francophone ; Les élites de demain…mais attention à l’opulence, à l’abondance.