Mon enfance en Pologne ; avant-guerre (1925 -1939)
Mon petit village natal, CZYZOW entre Kielce et Opatow ; Une famille paternelle d’agriculteurs ; Date de naissance de la mère inconnue ; Un petit village et une enfance marqué par la pauvreté ; Un confort très rudimentaire, pieds nus car les bottes étaient trop chères ; Ma mère s’occupait de toutes les tâches domestiques, du matin au soir ; Des menus peu variés, choucroute, patates, kruzki. ; Les travaux agricoles à partir de six ans ; Mes bêtises de gosse : cacher du bois pour se chauffer l’hiver ; L’école chez un petit propriétaire ; La religion : Je dis encore ma prière aujourd’hui ; Pas de différence entre un juif et un polonais, nous étions voisins ; Un village presque coupé du reste du monde ; Les distractions des jeunes, compétition musclée entre villages ; Mes rêves de jeunesse : trouver du travail pour donner l’argent à mes parents, dès 8/9 ans ; Ce que représentait la France : le plastron de mon oncle ; 1938, une guerre en préparation ? ; Les affiches : « nous, les polonais, ne donnerons pas un bouton de notre chemise » ; L’arrivée de Allemands le 4 septembre 1939 à Opatow ; Les français ne sont pas venus nous aider ; L’invasion Russe , le 17 septembre 1939
10 ans d’Allemagne (1939 – 1949)
La déportation des jeunes vers l’Allemagne ; Déshabillez vous, nous avons quelque chose à vérifier ! ; Le travail dans les fermes allemandes, Stendal, Slzwedel, Wittenberge ; Ils disaient que nous étions des cochons de polonais ; Le choc de la défaite française, les prisonniers français avec nous ; Le rude hiver 1940-1941 ; L’attitude des civils allemands et la jeunesse nazie « schwein Polaks ! » ; 1942 : la condamnation aux travaux forcés, prison de Berlin Alexander Platz ; Un bref passage à Auschwitz, mais qu’est ce que c’est que ça ?; Les travailleurs forcés pas mélangés avec les internés ; Mon parcours concentrationnaire en Allemagne (1942-1945) ; Le camp de Celle, être fort pour survivre et ne pas geler ; Voulez vous vous engager dans l’armée allemande ? Non, je suis Polak. Je reste Polak ; Le quotidien des camps, exécutés, liquidés pour un rien ; Yanek frappé à mort demande « szliska » ; Les inégalités de traitement entre prisonniers, les français mieux traités car ils avaient un Etat ; Les juifs, les russes les polonais, tous à éliminer ; Travailler pour survivre ; La solidarité entre prisonniers, aider les plus vieux
La tournant de Stalingrad , en 1943 ; Le bombardement de l’Allemagne par les Alliés ; L’arrivée des Américains et la libération (avril 1945) ; L’engagement dans l’armée polonaise sous commandement américain et l’occupation de l’Allemagne (1945-1949) ; L’inversion des rôles : garder des prisonniers allemands ; La crainte de revenir en Pologne ; Rencontres avec des Polonais de l’Armée Rouge ; Quatre ans d’occupation qui furent aussi du bon temps ; En 1949, j’ai choisi d’aller vivre en France ; Vous voulez être agriculteur, ouvrier d’usine, mineur ? ; Ouvrier agricole à Saint Quentin dans l’Aisne
Ma vie de mineur polonais dans le Nord de la France, après 1949
De la ferme à la mine ; Mon mariage polonais à Saint Quentin ; Trouver une maison pour s’installer près de la mine, à Libercourt ; Une maison près d’Ostricourt, du côté de St Eloi puis Oignies ; Presque trente ans de carrière depuis décembre 1950 ; Travailler à la mine sans masque ; Payé au nombre de tonnes de charbon ramassées, à la tâche ; La silicose emporte les hommes dès 50 ans ; Des syndicats décevants ; Les grèves de 1968, six semaines ; Une véritable petite Pologne, tout le monde parle polonais à la mine ; L’église était polonaise, les cafés, les commerçants, les associations ; Obtenir la nationalité française : un vrai casse-tête ; Ma compagne est restée polonaise comme moi ; L’hébergement de compatriotes polonais en France vers 70/80 ; Un mot contre les polonais et on lui cassait la figure ; Une vie festive encore très active ; L’association Sainte Barbe pour les mineurs ; Un inconditionnel : 27 fois les vendanges ; Mon père tué en 42, je ne l’ai su qu’en 1972 ; Religion et patrie, des valeurs sacrées : la Pologne ma patrie ; Un pape polonais au Vatican, j’en suis fier ; Les années Solidarnosc (1979-1980), des camions entiers partent vers la Pologne ; La proclamation de « l’état de guerre » en 81 et les réfugiés dans le Nord ; Retour en Pologne 52 ans après 1991 : « écoute je suis ton frère ! » ; Obtenir des dédommagements de la part de l’Etat allemand ; Un travailleur acharné mais 80% d’invalidité : la Silicose ; J’ai tout fait pour que mes trois enfants réussissent ; A moitié polonais, à moitié français ; Message aux jeunes