L'auteur : Natalie Debarge, née le 21 mai 1955 à Marseille souhaite vous emporter dans sa prose poétique, rythmée, mélancolique et souvent pleine d’humour.Ses textes sont des lettres aux hommes avec les chiens en filigrane, témoins ou consolateurs, ou des lettres aux chiens. Des témoignages de femmes et principalement des émotions de l’auteur sur son parcours affectif. Malgré le terme du 45° texte, la vie continue comme un manège plus ou moins enchanté….
(Réception de l'ouvrage en document PDF par un lien à télécharger dès que le réglement a été effectué)
Extraits :
Le chien est tout contre moi. Il m'observe et je sais qu'il voit. Tu n'es pas là pour me dire ce que je suis pour toi. Tu n'appelles pas. Tu n'écris pas. Les années ont passé, je n'ai rien oublié. Je t'ai fait peur à ne pas m'ouvrir doucement, à précipiter ce que tu donnais calmement. J'ai tout fait rater. Mais, sais-tu ? Les femmes passionnées qui rêvent à leurs anciens amants, les aiment toujours autant. Tout cela n'est pas bien grave. Il n'est plus question que d'amitiés. Et le chien se ravage de me voir si désolée.
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Il est parti, ma chienne, il ne reviendra pas. Je n'en ai pas envie. Cela ne sert à rien.
Tu penses à lui. Tu le cherches sous le lit. Ton museau fouine ses odeurs.
Je n'étais pas heureuse. Ne sois pas amoureuse de celui que j'oublie pour d'autres brins de vie. Tourne -toi vers moi pour m'aider à te dire ce que je ne pense pas.
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- Fais-la descendre du lit s'il te plait
- Non ! Elle ne va pas comprendre et justement cela ne me plait pas
- Elle met des poils partout
- Pas plus que toi !
- Elle ronfle
- Bien moins que toi
- Mais enfin ! Je suis là…
- Ce n'est pas une raison pour qu'elle n'y soit pas
- Ce n'est pas sain
- Qu'est ce qui est sain, te voir une fois par mois ? Pas même le temps de discuter,
tu te jettes sur moi avec ou sans le chien !
- Justement je n'en veux pas de ton clébard
- Alors tu te barres !
- Pourquoi es-tu comme ça ?
- C'est bien elle qui accompagne mes quotidiens, me console quand tu n'es pas là
et dort tout près de moi
- Tu peux tout de même faire la différence entre un homme et un chien !
- Je ne sais pas ! Tu sais comment les Bambaras appellent leur sexe ?
- Non, puis je ne vois pas le rapport
- Ils disent " mon chien " !
- Ah bon ! Et pourquoi ?
- Ils pensent que la gloutonnerie sexuelle de l'homme et son avidité dans ce
domaine n'a d'équivalent que la faim canine
- C'en est trop pour moi, je m'en vais
- Où vas-tu? … Viens le chien ! Je te donne à manger dans la cuisine …
- ????
- Quant à toi, baisse un peu la lumière et câline moi !!!!!