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Abdelkader Lektar est né en 1956, à Berkane au nord est du Maroc. Arrivé en France à l’âge de treize ans, il passe son adolescence sur l’Île de Ré ; travaillant assez tôt dans le bâtiment, des problèmes de santé le font arrêter, il s’engage par la suite dans le travail social, et s’implique dans le secteur associatif d’Angoulême.
Abdelkader Lektar est élevé par ses grands-parents au Maroc, d’une famille aisée, son enfance est heureuse et tranquille. A treize ans, son père, déjà installé en France, vient le récupérer, et l’emmène avec lui. Il grandit dans les années soixante-dix sur l’Île de Ré, période agréable, qui lui offre une adolescence libre et joyeuse. A dix-huit ans, il refuse de prendre la nationalité française pour éviter le service militaire, et commence à travailler dans le secteur du bâtiment. Des problèmes de dos l’empêchent de continuer dans cette voie, s’ensuit une période difficile de formations et de recherche d’emploi. Il s’installe à Angoulême, avec sa femme et ses enfants, dans un quartier dit difficile. Engagé dans la vie de la cité, il entreprend les démarches pour obtenir la nationalité française, et créé l’association « ensemble », afin de mener des projets pour l’intégration des jeunes.
L'ouvrage réalisé par Frédéric Praud, biographe, est disponible sous format ebook - pdf
ENFANCE MAROCAINE
Famille paternelle et maternelle à Berkane, près d’Oujda ; Le grand père soldat français pendant la guerre 39/45 ; Le côté maternel algérien mais la mère avait perdu sa nationalité française en 1962
Mon père partit en France en 1959 ; Travail en tant que maçon à Paris
Berkane, ma ville natale, zone frontière avec l’Algérie et l’Espagne ; La communauté juive de Berkane
Notre maison familiale traditionnelle carrée ; Le figuier au milieu de la cour ; Enfance marocaine aisée ; Ma mère, une femme au foyer ; Je faisais le marché pour ma mère
L’école en français/arabe et l’école coranique ; Les filles rarement scolarisées dans les années 50
Le FLN disposait d’une base à Berkane, ; Le Maroc exportateur d’imams en Algérie après la guerre
La France ne représentait rien pour les jeunes dans les années soixante ; Un homme sur la Lune , le rêve ; La place du roi , pourquoi a-t-on voulu le tuer en 1971 ?
Retrouvailles avec mon père et départ précipité pour la France, en 1969 ; Le départ en voiture ; Une identité franco-marocaine et berbère
UNE NOUVELLE VIE EN France : Arrivée dans l’Hexagone : l’île de Ré
Ile de ré, ni pont, ni maghrébin ! ; Une adolescence comme les autres, dans les années soixante-dix ; La motobécane bleue
Retour à Berkane au bout de quatre ans, décalé ! ; L’apprentissage de la maçonnerie, 1972-1975
L’émergence de la question de l’immigration vers 1974 ; La nationalité française refusée à 18 ans pour ne pas faire l’armée
La Rochelle : les Portugais vivent en communauté pas les maghrébins ; La crispation des années quatre-vingt à l’égard des immigrés
Installation à Angoulême en 1980, en centre ville puis dans les quartiers ; La ghettoïsation des quartiers
Reconversion professionnelle ; Trouver un emploi lorsque l’on est handicapé et domicilié au mauvais endroit ; Montée du racisme et de la xénophobie
Les parents n’ont plus d’autorité sur leurs gamins dans les quartiers ; Les études de mes enfants, tous de nationalités françaises
La responsabilité des médias sur l’image des quartiers d’Angoulême ; La langue de bois des politiques ; S’investir pour le quartier ; Des citoyens de seconde zone… ; Mais des français comme les autres